Gui

Au gui l’an neuf !

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Vous avez eu droit à un bon réveillon lors de la nouvelle année, tant mieux !

Mais c’est quoi cette histoire de bisous sous le gui ???

 

La tradition du gui

Vous avez sans doute entendu parler de cette tradition : en s’embrassant sous une branche de gui le soir du Nouvel An, votre bonheur sera assuré pour tous les deux. Bon, évidemment, faut aller chercher une branche de gui sans se casser la figure de l’échelle, il faut ensuite l’installer au-dessus de la porte et il faut ensuite trouver une personne pour vous embrasser ce soir-là. Si vous avez réussi ce challenge dans le bon ordre, à coup sûr, vous serez heureux. C’est ça le truc !

La racine de cette histoire-là date de bien avant votre naissance. Et vous voulez que je vous raconte tout cela ? « Ouiiiiiii »… Bon d’accord, parce que c’est vous !

L’histoire

Les druides qui recherchaient le gui disait un truc comme ça : « o ghel an heu » qui se traduit par « que le blé lève » ! A la période du solstice d’hiver, c’est à ce moment-là qu’on coupait le gui et ce dernier rentrait dans des potions, comme la potion magique d’Asterix, mais là, on ne maitrise pas les doses, soyons prudents…

Le gui coupé en hiver était le symbole de la renaissance de la nature.

Et la tradition a tenue bon jusqu’au Moyen-Âge. Mais avec le temps, les soirées bien arrosées et peut-être la vieillesse des participants qui ne comprenaient pas tous les mots, « o ghel an heu » est devenu « au gui l’an neuf ». Et tout le monde a gardé la phrase jusqu’à aujourd’hui. Le coup du baiser, là, on n’a pas d’explication… et on n’a pas non plus le nom du premier qui a lancé l’idée…

Où pousse le gui ?

Déjà à l’époque, les druides grimpaient aux arbres avec leur serpe d’or pour cueillir le fameux gui. Et pourquoi pousse-t-il dans les arbres me direz-vous ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’une plante « parasite ». Il est malin le gars gui. Les oiseaux laissent des graines sur les arbres après avoir mangé les petites boules. La graine traverse le corps de notre oiseau pour se retrouver dans les déjections… Bien vu ! La graine donne ensuite un petit gui qui va installer ses « racines » dans le bois de l’arbre et prélever la sève de ce dernier. Les « racines » sont en fait de « suçoirs ». Il faut évidemment un arbre pour que le gui se développe, inutile de le planter en terre, ça ne poussera pas ! Malheureusement, lorsque l’arbre se retrouve avec plusieurs branches de gui, il fatigue puisque sa sève ne circule plus assez pour nourrir tout le monde. Plus l’arbre a un bois dur et plus il résiste à l’envahisseur. Mais les bois tendres comme le peuplier est très rapidement atteint ! C’est aussi le cas pour les pommiers et là, le jardinier doit intervenir !

Trucs en plus…

Pour en rajouter un peu, et pour paraitre plus savant lors des repas de famille, vous pourrez dire que le gui est épiphyte. Il n’a pas de racine, mais des suçoirs, ce qui lui impose de pousser uniquement sur le bois d’une autre plante.

Le gui est aussi hémiparasite. Il affaibli son hôte en l’empêchant de se développer correctement. Le gui ralenti aussi la fructification. C’est dommage pour les arbres fruitiers !

Les feuilles restent vertes même en hiver, voilà pourquoi les anciens lui attribuaient ce symbole d’immortalité.

Bon, lorsque vous êtes jardinier, et si vous tenez un peu à vos arbres, profitez de la taille hivernale pour aller couper ces touffes de gui. Mais revenez l’année suivante, car si les suçoirs n’ont pas été retirés, ils repoussent.

Si vous observez bien le gui, vous verrez les touffes femelles, avec les fruits, et les touffes mâles, sans les fruits. Dans tous les cas, les deux viennent squatter nos arbres avec le même effet.

Alors avec ou sans baiser le jour du Nouvel An, le mieux, c’est de le retirer !

Roland Motte … Jardinier !

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