Guide des consommateurs jardins 2024

23 GUIDE DES CONSOMMATEURS JARDIN 2024 Une formidable équipe de bénévoles s’est constituée et nous avons participé à des salons du jardinage tels que « les Journées des Plantes de Chantilly » pour lequel nous avons remporté le prix du thème : « cultiver le bien être ». Puis nous avons organisé l’ouverture de jardins de particuliers les 3 et 4 juin derniers dans le cadre des « Rendez-vous aux Jardins »… Succès formidable durant lesquels les propriétaires de jardins généreux ont apporté aux 700 visiteurs leur élan et leur passion pour leurs jardins et pour le rôle de Jardins & Santé. GCJ : Quel est le rôle du végétal ou des jardins vis-à-vis des malades ? CL : Les amateurs ou professionnels du jardin, en tout cas amoureux du jardin sont convaincus du rôle considérable que peut jouer le jardin dans le mieux-être des personnes en établissement, et font assaut d’imagination, d’enthousiasme et de dévouement pour mettre ce média à leur portée. Fait particulièrement encourageant, depuis une dizaine d’années, les jeunes générations qui arrivent aux postes de direction des établissements de soins sont aujourd’hui beaucoup plus attentives à l’environnement de leurs résidents, montrent une réelle volonté de réconcilier le corps et l’esprit, et de ne plus miser que sur la seule pharmacopée. Le docteur Gérard LORIMIER, chirurgien cancérologue, a été à l’origine, en 2019, d’un jardin à visée thérapeutique à la clinique de l’Anjou, avec le soutien du Docteur Nicolas PAILLOCHER et du Professeur Gilles GALOPIN, enseignant chercheur à Agro Campus Ouest. Selon le Dr LORIMIER, « un jardin à visée thérapeutique permet aux patients et à leur entourage de développer une résilience individuelle, mais surtout collective. En jardinant ensemble, les patients en cours de chimie, avant et après la chirurgie, échangent, discutent, oublient ou partagent leurs émotions et préoccupations. Cet effet de groupe, ce stimulus positif entraîne la sécrétion d’ocytocine, cette hormone appelée aussi hormone « de l’amour, de la confiance et du lien social ». Au plan biologique, l’ocytocine contrôle la sécrétion de nombreuses autres hormones et neurotransmetteurs, inhibe l’axe du stress, stimule notre système immunitaire cellulaire et inhibe les sécrétions de cytokines pro-inflammatoires. L’ocytocine est donc bien la clé de voûte d’une véritable psycho-neuro-immuno- modulation (PNI) telle que l’on décrit Young and Wanf en 2005 ». GCJ : Cela concerne quel type de maladies ? CL : Soit des personnes souffrant de troubles moteurs, psychiques, psychia- triques, soit des personnes âgées qui veulent simplement pratiquer du jardinage et bénéficier des multiples sollicitations sensorielles qu’offrent les jardins au fil des saisons, de stimuler leur intérêt et leur curiosité, leurs souvenirs et leur procurer du plaisir.

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