Guide des consommateurs jardins 2024

24 GUIDE DES CONSOMMATEURS JARDIN 2024 GCJ : Avons-nous des preuves scientifiques qui valident ces bénéfices ? CL : De nombreuses études ont été réalisées à l’étranger, notamment en Grande Bretagne et au Canada. Pour la première fois, grâce à Gilles Galopin enseignant -chercheur en biologie végétale à l’Institut Agro-Rennes-Angers un programme de recherches inédit vient d’être lancé en France pour évaluer ces bienfaits. La publication de cette étude sera précieuse pour l’association et renforcera ses convictions. GCJ : Quelles sont les particularités d’un jardin à visée thérapeutique ? CL : Un jardin à but thérapeutique répond à des principes architecturaux, techniques et environnementaux sensibles et rigoureux. Des adaptations spécifiques en garantissent l’accessibilité et la sécurité. Espaces de circulations calibrées, revêtements adaptés aux fauteuils roulants, bordures souples pour éviter qu’on ne se blesse, jardinières en hauteur pour ne pas se courber. Différents espaces vont se côtoyer, se compléter, s’imbriquer : espaces de travail ou ludiques, d’activités physiques ou de contemplation, que l’on fréquente en groupe ou seul, où se déroulent des ateliers d’hortithérapie, d’art, où l’on joue… L’énumération peut être longue, l’essentiel étant d’y vivre. La prise en compte de toutes ces considérations et bien d'autres encore, vont permettre aux résidents, patients et usagers de sortir d'un univers fermé et médicalisé, avoir une activité physique, se relier à la nature et aux autres. GCJ : Quels végétaux sont utilisés et pourquoi ? CL : Les plantes sont choisies adaptées : plantes odorantes, colorées, bruissantes, agréables à toucher, faciles d’entretien et adaptées au climat. GCJ : Qui sont vos partenaires et sponsors, quelles sont leurs motivations ? CL : A ce jour, plus de 70 jardins ont bénéficié de bourses remises par l’Association, et grâce aux actions de l’Association. L’action de Jardins & Santé repose sur le dévouement de bénévoles, leurs actions et les recettes venant de ces actions : l’ouverture de jardins privés, partout en France, en est un exemple. L’association organise aussi depuis plusieurs années des symposiums qui rassemblent professionnels et spécialistes. Nous avons aussi publié un ouvrage vendu en librairie (« Des thé- rapies qui renouent avec la nature »). Des financements sont apportés par nos partenaires : la fondation Lemarchand et le fonds de dotation de Greenklink, ponctuellement par des entreprises en phase avec nos actions : par exemple avec Tectona et les Roses anciennes André Eve. Enfin des mécènes privés interviennent avec générosité ! Leurs motivations ? Ils partagent les convictions et les actions de Jardins & Santé ! GCJ : Pensez-vous que le végétal peut jouer un rôle encore plus important dans l’avenir pour aider la santé ? CL : Sans plantes, pas de vie sur terre. Les plantes filtrent les eaux polluées, captent l’énergie du soleil et la transforment en énergie assimilable par les organismes vivants. Elles sont à la base de notre alimentation et sont une source inépuisable de principes actifs. Elles participent à la protection des sols et de l’humus. Elles jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat en réduisant les concentrations de CO2 et de composés organiques volatils et en réduisant le stress thermique réduisant ainsi les besoins de climatisation. Or il a été maintes fois démontré qu’un environnement végétal favorise le bien -être et toute cette prise de conscience actuelle du rôle du végétal ne peut que contribuer à jouer un rôle de plus en plus important pour aider la santé à l’avenir.

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