39 Les nouveaux intervenants En résumé Oui, les GSB seraient capables de cartonner en végétal, et c’est déjà le cas pour certains points de vente. Oui, ils peuvent faire mieux ou aussi bien que les jardineries. Oui, ils peuvent pratiquer des prix concurrentiels. Non, ils n’ont, en général et pour l’instant, pas la volonté de développer le végétal. Non, on ne sait pas s’ils vont développer ce secteur prochainement. Les GSA Hypers et supermarchés, ceux que l’on appelle la grande distribution, sont quasi tous équipés d’un rayon jardin et ce depuis fort longtemps. Pour gérer la formation d’une grande enseigne française depuis plus de 20 ans, nous avons regardé de l’intérieur les évolutions du végétal en hyper. Aujourd’hui, il y a moins de monde dans les rayons pour renseigner le client, mais aussi pour entretenir et arroser les plantes. La solution, c’est de vendre les petites fleurs au moment où elles sont les plus belles, et les jeter si ce n’est pas encore vendu. Les prix sont juste derrière les discounters mais la gamme peut être très complète. Au printemps, les plus motivés proposent une large gamme de végétaux sous un chapiteau sur le parking. Et avec la fréquentation d’un hyper, si le produit est bien placé, au bon prix, ça part tout seul ! Le reste de l’année, le saisonnier est réduit, mais beaucoup ont une petite boutique de fleurs coupées et plantes à l’entrée du point de vente. Avec une telle fréquentation, il ne faudra pas grand-chose pour éclater les compteurs. Mais c’est déjà un peu le cas. En consultant le tableau ci-dessus (Kantar pour FranceAgrimer et VAL’HOR), c’est le lieu le plus fréquenté par les consommateurs pour aller chercher leurs végétaux. Tant que le végétal n’est pas une priorité, tout va bien, mais faudrait pas qu’ils se réveillent, ils pourraient rafler la mise… En résumé Oui, les hypers sont les lieux les plus fréquentés pour l’achat de végétaux. Oui, ils peuvent avoir une gamme complète qui pourrait faire rougir une jardinerie. Oui, les prix proposés sont très compétitifs. Non, ils n’ont pas encore atteint leur maximum pour la commercialisation du végétal. Non, il n’y a pas grand monde pour entretenir la plante dans le point de vente. Internet Lorsqu’on parle d’internet, on parle aussi des autres modes de distribution. En effet, aujourd’hui, le site est un complément de vente pour les grandes enseignes. Et pour les producteurs, c’est l’occasion de dépasser les limites des fêtes des plantes ou du site de production pour aller chercher des passionnés dans toute la France. Selon une étude d’ODOXA pour la FEVAD et qui date du début d’année 2024, 2 Français sur 3 déclarent que ces achats en ligne sont positifs. Un vrai bonheur, cela permet de comparer les prix et les qualités, et de se faire une idée avant de se rendre en magasin. Pour le végétal, c’est du pareil au même. Mais plutôt que de développer le sujet, je vous laisse lire notre dossier dans le Guide des Consommateurs 2024 encore disponible. Sinon, mieux encore, nous y avons aussi consacré un dossier complet cette année avec les interviews d’Arnaud Delbard en page 90 et Xavier Gerbeaud en page 94. Les jardineries Le Guide des Consommateurs Jardin se balade depuis 3 ans dans les jardineries de France et quelquefois d’Europe. En France, nous prenons des photos que vous retrouvez régulièrement sur notre compte Linkedin. En plus de comptabiliser les Bonjours reçus par les vendeurs que nous avons croisé (notre sondage Bonjour en page 102), nous avons maintenant une bonne perception de ce type de commerce que nous affectionnons tant ! Alors, plutôt que de se livrer à une étude chiffrée sur leur poids, leur taille et leurs mensurations, nous vous proposons dans ce modeste commentaire, des ressentis et des réflexions ! On annonce ici ou là un monde de la jardinerie en difficulté, qui a du mal à s’adapter au nouveau consommateur. C’est à mon sens un résumé un peu simpliste. Certes la jardinerie évolue, pour certaines enseignes, elles saisissent des opportunités ce qui tend à faire baisser le végétal. Ça, c’est un point.
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