La plante qui vous ressemble
La plante qui vous ressemble, vous en avez une chez vous ? Un communiqué de presse de la Plants & Flowers Foundation Holland, paru en septembre interpelle…. Notre regard sur les plantes a changé Serions-nous influencés par nos animaux de compagnie ?
La plante qui vous ressemble ?
Posez la question autour de vous. Quelle plante pourrait vous représenter le mieux ? Le cactus, un tantinet piquant ? L’orchidée, élégante et un peu précieuse ? Le pothos qui déborde de partout ? Pas simple… et pourtant la question n’a rien d’absurde. Une étude Opinion Way, réalisée pour la Plants & Flowers Foundation Holland, est claire. 60 % des Français considèrent que le choix d’une plante d’intérieur sert à exprimer leur personnalité. Six sur dix ! Autrement dit, la plante verte n’est plus un truc déco posé là par hasard. Elle parle de nous, parfois plus que nous ne le voudrions… Hé ben ! Si l’on en croit ce sondage, la plante qui vous ressemble n’est que le dernier épisode d’un feuilleton plus long. Ce feuilleton, c’est l’évolution de notre regard sur le végétal. Les Plant Parents seraient ils les mêmes que les Pet Parents ? Notre relation avec le vivant pourrait interpeller !
Cactus ou orchidée ?
Dans le détail… Le cactus pour les profils piquants, par exemple. Chez les 18-24 ans, ils sont 22 % à l’offrir à leurs potes, et 20 % chez les 25-34 ans. Le destinataire idéal ? Un crâne rasé, une barbe de trois jours, un style bien affirmé. Les épines épousent le look, paraît-il. Pour l’orchidée, le message est plus doux. Près d’un Français sur deux (47 %) l’offre pour dire à l’autre qu’il est raffiné, délicat et soigné. Un compliment sans un mot ! Les variétés colorées, évoquent, pour 23 % des sondés, une personnalité extravertie et flamboyante. Et 21 % voient dans les plantes sobres et résistantes le reflet d’un caractère indépendant. Prenez ces résultats avec des pincettes (ou avec des pinces à cactus 🙃), chacun interpr^te les chiffrs à son avantage…
Et vous, vous vous reconnaissez dans ce type de choix ? Vous avez peut-être une plante plus adaptée à votre personnalité ? Le nénuphar si vous êtes prêt à vous jeter à l’eau ? Le laurier rose, joli d’apparence mais toxique si l’on creuse un peu ?

Les temps changent
Souvenez-vous. Le ficus du couloir, le yucca du salon, la plante verte qu’on arrosait quand on y pensait. Elle était là pour décorer, point. Personne ne lui demandait de nous ressembler ! Nous arrivons à un véritable changement de rôle. Notre baromètre Promojardin Promanimal de cet été montre que la décoration reste le premier motif. 63 % des Français installent des plantes chez eux d’abord pour embellir leur intérieur ou leur extérieur. Mais d’autres envies pointent derrière. 38 % veulent se détendre et réduire leur stress. 37 % s’entourrent de végétaux pour se rapprocher de la nature et 34 % pour cultiver leurs propres fruits, légumes et aromates. Chez les 18-24 ans, 37 % espèrent même une meilleure qualité de l’air, contre 10 % chez les plus de 50 ans. Le regard change, génération après génération. La plante n’est plus seulement un joli décor. Elle devient une présence, presque une compagne de vie.
Du plant parenting au miroir
Nous entrons dans l’air du plant parenting, cette façon de prendre soin d’une plante comme de son propre gamin. Cette tendance s’appuie sur la baisse de la natalité. Prendre soin du vivant, oui, mais sans les contraintes d’un enfant ! C’est ce que pensent maintenant un bon nombre de personnes à travers le monde. Chez les jeunes adultes, l’envie de singulariser son intérieur se voit aussi. 16 % des 25-34 ans choisissent des plantes grimpantes ou retombantes, contre 11 % pour l’ensemble des Français. 13 % d’entre eux recherchent des espèces rares ou exigeantes, du genre carnivores ou bonsaïs. Pour le sociologue Ronan Chastellier, cité dans ce communiqué, nous prêtons aux plantes ce que nous prêtons aux animaux. On décrit une plante comme on décrirait un voisin. Après le plant parenting, voici donc la plante miroir. Le végétal ne se contente plus d’être soigné. Il nous renvoie notre image, avec ses défauts. A quand les miroirs installés dans les serres chaudes pour faciliter le choix des futurs plant parents ? Ca promet…

L’animal de compagnie
Le parallèle avec l’animal coule de source. Six Français sur dix possèdent au moins un animal de compagnie, selon le baromètre Facco-Odoxa 2025 (60 %, contre 61 % un an plus tôt). D’après l’I-CAD, leur nombre a été multiplié par 2,5 depuis 1976. L’attachement se mesure aussi à la fidélité. Dans l’édition 2026 du baromètre, 61 % des propriétaires de chiens disent qu’ils en reprendraient un si leur animal disparaissait. Chez les propriétaires de chats, ils sont 58 %. Et 82 % des Français ont déjà possédé un chien ou un chat. Côté ressemblance, l’Ifop avait posé la question en 2020. 60 % des maîtres de chiens disent partager au moins cinq traits de caractère avec leur toutou, contre 50 % chez les possesseurs de chats. 15 % se reconnaissent même totalement dans leur chien, 8 % dans leur chat. Alors, la plante serait-elle la petite sœur ? Elle ne demande aucune sortie à 7 heures du matin, ne griffe pas le canapé et ne répond pas quand on lui parle. Du moins pas encore…
Et dans les rayons ?
Reste la question qui nous concerne tous, distributeurs, fabricants et producteurs. Que fait-on de tout cela ? Si 60 % des Français voient dans leur plante un reflet de leur personnalité, elle ne se vend plus seulement par sa fiche technique. L’étiquette pourrait parler d’un caractère. La rose pour les romantiques, le tournesol pour les solaires, la lavande pour les gens zen. Un clin d’œil, un sourire, et un cadeau tout trouvé. D’ailleurs, lorsqu’on offre une plante, on se pose déjà la question pour savoir si « ça va lui plaire »… Voilà un nouvel argument de vente. Un quiz « Quelle plante êtes-vous ? » pourrait interpeller nos clients ! C’est à tenter ! Y’a moyen d’ajouter un message sympa sur les chromos ! Et les magasins peuvent en faire un jeu, un panneau, une animation. Bon, ça va pas faire exploser les chiffres, mais vu la période, si l’on ajoute quelques idées bout à bout, on a moyen d’augmenter un chouilla le panier moyen…
Président de Promojardin Promanimal



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