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Act your wage ???

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“Act Your Wage”, vous connaissez ? C’est de l’anglais qui pourrait se traduire par en gros : « travaille à la hauteur de ton salaire ». En clair, n’en fait pas plus… Et si tu considères ne pas être assez payé, calmes le jeu ! Voilà, c’est simple… Et c’est une tendance !

Act your wage ?

Tout comme le Quiet Quitting, cette nouvelle tendance émerge sur TikTok. Vous connaissez TikTok bien-sûr. Le média social d’origine chinoise qui cartonne avec la génération Z. Les Z ont moins de 25 ans, ils sont donc notre avenir.

Et sur ce réseau, est apparu d’abord le Quiet quitting qui prône de ne pas faire  plus que ce qu’indique le contrat de travail. Moins de zèle, pas d’heures supplémentaires, pas de travail en dehors de mes compétences… En clair, le Quiet quitting, c’est de réaliser uniquement les taches indiquées dans la fiche de poste du contrat de travail. Et…On va plus loin avec le « Act your wage » (découvrez ici l’article). En effet, avec cette tendance, ce n’est plus l’entreprise qui estime le salaire, c’est le salarié qui jauge du montant de sa paye et qui travaille en conséquence. Si l’on considère être peu payé, alors on travaille peu. C’est aussi simple que ça !

Ces différents rapports de forces entre la génération Z et l’entreprise posent encore une fois la question de la place du travail dans notre société. Et l’écart de perception entre les anciens et les petits jeunes grandit de jour en jour.

C’est un fait, les relations évoluent, et les générations qui arrivent dans le monde du travail voient les choses totalement différemment par rapport à des préceptes que nous pensions immuables. Plus que jamais, nous devons dialoguer pour nous comprendre.

Création

En cumulant ces différentes lectures, et de prime abord, certains pourraient penser que les « générations Z » n’ont plus envie de s’embêter dans une entreprise au quotidien. Ce n’est pas tout à fait le cas. Leur approche est simplement différente par rapport aux anciens, aux babyboomers, dont je fais partie. De mon temps (…??‍? ?), le travail était la priorité, nous étions « à la botte » de l’entreprise qui nous acceptait en son sein. Aujourd’hui, nos cadets sont un peu plus exigeants et attendent du sens et de l’équité. Mais leur envie de bosser est identique. La preuve, si l’entreprise ne leur convient pas, ils préfèrent créer leur propre structure. Un récent sondage Opinion Way pour France Active 2022 nous indique que 47% des 18-30 ans déclarent avoir envie de créer leur entreprise. Certes, il faut encore le passage à l’acte, mais la volonté est forte. C’est quand même 5% de plus qu’en 2019. Les 18-24 ans sont même 53% à espérer cette création (+14% en 2 ans).

Et en continuant de les interroger, on s’aperçoit que pour 65% d’entre eux, cette envie d’ouvrir leur boutique est motivée par le sens, le respect du développement durable et des valeurs sociales.

Le message entre les lignes nous indique que nos enfants et petits-enfants attendent un comportement un peu plus exemplaire de nos entreprises. Et si le fonctionnement n’est pas adapté à leur vision, ils prévoient de voler de leurs propres ailes.

Travailler ???

Et tous les sondages se recoupent et vont dans le même sens. Les nouveaux arrivants sur le marché du travail sont prêts à bosser, mais pas à n’importe quel prix, voilà la différence. WorkMonitor a lui aussi proposé un sondage pour l’entreprise de recrutement en intérim Randstad. Là aussi les chiffres sont parlants. 4 jeunes de moins de 25 ans sur 10 préfèreraient être sans emploi plutôt que d’être malheureux au travail. On peut épiloguer des heures sur le sujet, mais il y a un fait : la main d’œuvre qui occupera les postes demain dans nos sociétés sera inévitablement jeune puisque les anciens seront partis en retraite. Nous devons donc faire avec. Cela implique de s’adapter et de changer dès aujourd’hui les comportements dans les entreprises.

Au jardin, nous avons souvent des PME gérées par une ou un passionné(e) qui analyse les motivations depuis son poste de décideur, et qui espère des salariés-suiveurs qui ne viendront pas discuter ses directives. Et bien, va falloir changer… Partager les réflexions et les informations, donner du sens à ses actions, laisser des initiatives, payer au juste prix…

Ben oui, mais le patron omniprésent dans son territoire va avoir beaucoup de mal à faire confiance à ces jeunes sans expériences, d’autant plus que le management ne fait pas forcément partie de la panoplie du passionné de jardin, de plantes ou de paysage… Dans nos métiers du jardin, la remise en cause sera brutale ? !

Jardin !

D’après Val’Hor, notre filière comporte trois activités : la production, la distribution et le paysage. Ces 3 activités réunies totalisent 52 000 entreprises et 186 000 acteurs. La division est simple à faire, ça nous donne 3,57 salariés par entreprise. Le jardin est donc plutôt une filière professionnelle de TPE. Rien de grave à cela, mais en lisant les résultats des sondages ci-dessus… Et des autres concernant la Génération Z, nul doute que les petits jeunes qui ont envie de se lancer dans le jardinage pro auront envie de se mettre à leur compte. C’est plutôt une bonne nouvelle. La seule condition, pour les plus gros, c’est de privilégier la sous-traitance qui pourrait fortement se développer dans les années à venir. Et pour l’interprofession, il conviendra de prendre en compte cet aspect de la formation en proposant les outils nécessaires pour se lancer.

Imaginer l’accès à la sous-traitance dans les différentes étapes de la production, la commercialisation et l’entretien d’une plante, c’est un véritable challenge… Mais c’est aussi une hyper professionnalisation de notre métier. Le verre est toujours à moitié… Plein !

Roland Motte… Jardinier !

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