Les bonnes associations au potager

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Les bonnes associations au potager sont appelées aussi ‘compagnonnage’ ou ‘bons mariages’, pour réussir vos cultures naturellement.

Le guide des mariages réussis

Dans la nature, la monoculture n’existe pas. Les végétaux s’installent en communautés stables où chaque espèce apporte un bénéfice à ses voisines. Au potager, reproduire ce schéma s’appelle le compagnonnage. C’est une méthode 100 % naturelle pour stimuler la croissance des légumes, optimiser l’espace disponible, améliorer le goût des récoltes et faire barrière aux parasites sans utiliser le moindre produit chimique.

Pour vous aider à concevoir un potager harmonieux et productif, voici le guide complet des bonnes mais aussi des associations à éviter !

Les bonnes associations au potager, légumes-fruits

Les tomates, véritables stars du potager d’été, les tomates sont gourmandes mais se prêtent à de magnifiques associations verticales et olfactives.

Mariez-les avec le basilic et l’œillet d’inde ! C’est son compagnon de vie idéal car il stimule son développement, sublime sa saveur et repousse les moustiques ainsi que les mouches. À ses pieds, l’œillet d’Inde est indispensable pour éloigner les nématodes du sol et perturber les pucerons.

Pensez aussi aux salades et aux carottes, elles s’épanouissent également très bien à l’ombre protectrice de leurs tiges.

A éviter : éloignez impérativement les pommes de terre. Appartenant à la même famille des Solanacées, elles partagent la même sensibilité au mildiou. Le fenouil est également à bannir car il sécrète des substances qui bloquent la croissance de la tomate.

 

Pour vos courgettes…. Elles occupent un volume important au sol et demandent beaucoup de nutriments pour produire leurs fruits de manière continue.

Associez-les aux légumineuses comme les haricots ou les pois. Ce sont d’excellents partenaires, car ils captent l’azote de l’air pour le restituer dans le sol au profit de la courgette.

Pour la protection sanitaire, la menthe et la capucine aident à repousser les punaises de la courgette.

A éviter : la proximité immédiate des concombres et des melons. Ces plantes partagent une forte sensibilité à l’oïdium, le feutre blanc sur les feuilles, et risquent de se contaminer mutuellement.

Et encore…

Les potirons sont des plantes coureuses qui colonisent rapidement de larges surfaces de terrain.

Le potiron excelle dans la technique ancestrale de la Milpa ou technique des trois sœurs. Associez-le au maïs, qui sert de tuteur, et aux haricots grimpants qui nourrissent le sol en azote. Les grandes feuilles du potiron couvrent le sol, maintenant l’humidité et évitant la pousse des mauvaises herbes.

Semer des capucines à côté permet d’attirer les pucerons sur les fleurs plutôt que sur vos précieuses courges.

A éviter : les pommes de terre qui puisent les mêmes nutriments dans le sol, ainsi que la proximité des concombres.

 

Les concombres, grimpant sur un grillage ou rampant au sol, recherchent l’humidité atmosphérique et une protection face au vent.

Pensez à l’aneth et au basilic, ils favorisent la santé générale du concombre et attirent les insectes auxiliaires. Les salades et les radis profitent volontiers de l’ombre de ses larges feuilles pour ne pas monter en graine trop vite. Les œillets d’Inde protègent également ses racines contre les attaques souterraines.

A éviter : éloignez-les des pommes de terre, des tomates et des herbes aromatiques trop puissantes et ligneuses comme la sauge.

Les bonnes associations au potager, légumes-racines et légumes-graines

Du côté de vos pommes de terre qui restent longtemps en terre, préférez lui choyer un environnement limitant la présence de son prédateur numéro un : le doryphore.

Installez des haricots à proximité, ce sont de précieux alliés car ils font naturellement fuir les doryphores. Le raifort quant à lui augmente la résistance du tubercule face aux maladies.

A éviter : ne les placez jamais près des tomates, des aubergines, des courges ou des tournesols, sous peine de voir les maladies se propager à vitesse grand V.

 

Les Haricots, qu’ils soient nains ou à rames, enrichissent naturellement la terre en azote, ce qui en fait des voisins très convoités.

Ils s’entendent à merveille avec les choux, les salades, les carottes et les pommes de terre.

Un vieux secret de jardinier consiste à semer de la sarriette à proximité immédiate : cette herbe aromatique empêche les pucerons noirs de coloniser les tiges de haricots tout en rehaussant leur goût en cuisine. La capucine quant à elle, attire les pucerons, et lorsque ces derniers sont sur la capucine, ils s’occupent beaucoup mois de vos haricots !

A éviter : les haricots détestent la famille des Alliacées. Gardez-les donc à bonne distance des poireaux, de l’ail, des échalotes et des oignons, qui stoppent net leur croissance.

Les bonnes associations au potager, légumes-feuilles

Les Poireaux ont un développement lent et subissent régulièrement les attaques de la mouche ou la teigne du poireau.

L’association entre le poireau et la carotte est la plus célèbre du potager. C’est un échange de bons procédés : l’odeur forte du poireau fait fuir la mouche de la carotte, tandis que l’odeur de la carotte repousse la mouche du poireau !

Le poireau cohabite aussi très bien avec les fraises, les tomates et les salades.

A éviter : comme mentionné précédemment, la cohabitation avec les légumineuses, en particulier les haricots et les pois, est fortement déconseillée.

 

Les salades… Laitues, batavias ou feuilles de chêne ont des cycles courts et des racines superficielles, ce qui en fait les « bouche-trous » idéaux du jardin.

La salade est la compagne universelle, elle s’entend avec presque tout le monde ! Intercalez-les sans hésiter entre vos rangs de tomates, de choux, de poireaux, de concombres ou de fraises. Planter du cerfeuil à proximité immédiate aide à repousser les limaces qui raffolent de leurs feuilles tendres.

A éviter : le seul véritable faux pas consiste à planter les salades près du persil, ce dernier ayant tendance à faire monter les laitues en graine prématurément.

 

Les choux, qu’ils soient verts, de Bruxelles ou fleurs, occupent le terrain de longs mois et attirent un papillon redoutable : la piéride du chou.

Privilégiez à proximité les plantes aromatiques très odorantes comme la sauge, le thym, le romarin et la menthe sont parfaites. Leurs huiles essentielles puissantes masquent l’odeur du chou, désorientant ainsi la piéride. Les haricots et les salades complètent à merveille l’occupation de l’espace au sol.

A éviter : outre les fraisiers, évitez de placer les choux près des oignons et de la moutarde.

 

Les bonnes associations au potager, les fraisiers

Les fraisiers restent en place plusieurs années et ont besoin de compagnons qui assainissent le sol ou boostent la pollinisation.

Comptez sur lail, l’oignon et le poireau ! Ce sont d’excellents gardiens pour les fraises : leurs vertus antifongiques naturelles protègent les fruits de la pourriture grise, le botrytis.

La bourrache, avec ses magnifiques fleurs bleues ou blanches, attire en masse les abeilles, garantissant une pollinisation optimale et de belles fraises charnues. Les salades s’intercalent aussi parfaitement entre les rangs.

A éviter : les choux sous toutes leurs formes (verts, fleurs, brocolis) nuisent à la bonne fructification des fraisiers et doivent se tenir à distance.

Les bonnes associations au potager, 3 règles simples

Pour concevoir votre plan de potager sans vous tromper, retenez trois principes simples !

Variez les familles botaniques ! Ne regroupez jamais toutes les plantes de la même famille (ex: tomates, poivrons, pommes de terre) au même endroit pour éviter l’épuisement du sol et la concentration des maladies.

Associez les rythmes de croissance ! Rentabilisez l’espace en plantant des légumes à croissance rapide (radis, salades) au pied de légumes à croissance lente (tomates, poireaux). Les premiers seront récoltés bien avant que les seconds n’aient besoin de toute la place.

Abusez des fleurs et des aromatiques ! Ne limitez pas votre potager aux seuls légumes. Les fleurs (œillets d’Inde, capucines, soucis) et les herbes aromatiques sont les véritables gardiennes du temple. Elles apportent de la couleur, nourrissent les abeilles et créent un bouclier olfactif indispensable.

 

Retrouvez tous nos gestes : https://www.guideconsojardin.com/le-blog-des-jardiniers/geste-jardin/

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