Les animaux et le climat
Les animaux et le climat… Voilà un sujet qui nous interpelle de plus en plus. Chaque été, les images se ressemblent un peu partout dans le monde. Nous avons droit à des incendies gigantesques, des villages évacués, des maisons détruites, des hectares de forêts partis en fumée. Et dans ces moments-là, le monde animal subit aussi de lourdes pertes !
Les animaux et le climat
Les canicules, les sécheresses et les incendies ne sont plus des événements exceptionnels. Ils deviennent progressivement notre quotidien. La France, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, l’Italie, le Canada ou encore l’Ouest américain en font régulièrement l’expérience.
Lorsque les flammes avancent ou que les températures dépassent les 40 °C, des animaux de compagnie sont abandonnés dans des logements évacués. Des élevages entiers doivent être déplacés dans l’urgence. La faune sauvage fuit les incendies ou succombe à la chaleur. Les oiseaux tombent de leur nid, les hérissons ne trouvent plus d’eau, les insectes disparaissent. Mais toutes ces bestioles connues ou inconnues deviennent les victimes silencieuses de ces catastrophes. Le lien entre les animaux et le climat devient mortel.
Il y a évidemment toutes les émotions que nous ressentons pour ces victimes « collatérales ». Mais au-delà, nous avons tous besoin de ces animaux qui font partie de notre quotidien et de notre environnement proche.
L’animal… et l’homme
A l’occasion, jetez un œil sur les travaux de Céline Sissler-Bienvenu, fondatrice de Planimalia Consulting. « La dimension animale est encore un impensé des catastrophes. » dit-elle.
Pour ceux qui ont fait thuya première langue comme moi, un impensé c’est un truc qui échappe à la conscience ou à l’expression verbale. Ce serait un genre de non-dit.
En réalité, lorsqu’un élevage ne peut pas être évacué, lorsqu’un refuge est débordé ou lorsqu’une faune sauvage est décimée, les conséquences dépassent largement le seul monde animal. Nous les humains, que vous le vouliez ou non, nous vivons dans le même monde que notre faune et elle contribue aussi à notre équilibre pour différentes raisons. Et si on touche à notre équilibre, nous sommes en déséquilibre… Celle-là, fallait la trouver !
Malheureusement, lorsque les flammes arrivent, nous sommes dans l’urgence et le monde animal peut passer au second plan.

Aïe !
Selon le Réseau des Centres de Soins pour la Faune Sauvage, plus de 8 750 animaux sauvages ont été recueillis en juin 2026 dans vingt centres, soit 30 % de plus que l’année précédente. Je n’ai pas trouvé les chiffres de juillet… heureusement peut-être ? Les admissions de martinets noirs ont augmenté de 87 % et, au plus fort de la crise, 70 % des centres ont dû fermer leurs portes faute de capacité d’accueil.
Bon ben, c’est pas gagné !
Dans ces centres et sur le terrain, il y a surtout des femmes et des hommes qui travaillent souvent jour et nuit pour sauver des animaux déshydratés, brûlés perdus ou abandonnés.
Face à cette situation, l’IFAW (Fond international pour la Protection des Animaux) a débloqué une aide d’urgence de 12 000 euros et lancé un appel à des écovolontaires pour venir renforcer les équipes des centres de soins. C’est pas énorme, surtout si l’on compare aux sommes débloquées pour les humains… ou aux sommes investies dans les paris en ligne. Je sais, ca n’a rien à voir, mais c’est énervant. Mais bon, consolons-nous en nous disant que c’est mieux que rien. Quand même, notre faune ne tient qu’à un fil…
Organisons-nous ?
Comme d’hab, on découvre les problèmes une fois qu’on a le nez dessus. Et là faudrait qu’on se bouge. Pas besoin d’attendre un grand plan national ou une hypothétique réunion ministérielle. La solidarité, ça peut commencer petit, et vite.
A nous, les gens du jardin et des animaux de prendre le taureau par les cornes… si je puis dire ! Une jardinerie ou une animalerie qui affiche en caisse l’adresse du centre de soins le plus proche, ça prend cinq minutes à mettre en place. Un vendeur en animalerie qui sait dire au client « non, ne le nourrissez pas, contactez plutôt ce numéro », ça évite bien des bêtises et ça peut sauver la bête. Un client qu’on encourage à poser une simple gamelle d’eau dans son jardin les jours de canicule, pour les hérissons, les oiseaux, les insectes, ça ne coûte rien et ça fait une vraie différence. Multipliez ça par les milliers de points de vente jardin et animal en France, et vous avez déjà un mini réseau de premiers gestes qui ne demande qu’à exister. C’est peut-être à nous de jouer dès le prochain été ?

On n’est pas des sauvages ?
Et si vous avez un peu de temps, le Réseau des Centres de Soins pour la Faune Sauvage cherche des écovolontaires. Pas besoin d’être vétérinaire ni de sortir un diplôme ! On peut nourrir, nettoyer, transporter, tenir une cage, répondre au téléphone ! Pour nous, les professionnels du secteur, il y a sûrement une carte à jouer, c’est notre taff. Déjà en relayant les bonnes infos en magasin, on peut orienter les clients. Allez, en se prenant au jeu, on peut aussi imaginer un partenariat local avec un centre de soins ou une association. C’est pas une action bien compliquée, il faut juste du bon sens et une volonté de filer un coup de main. La prochaine canicule, elle viendra, c’est certain, ce n’est plus une question de « si » mais de « quand ». Nous ne sommes pas là pour refaire le monde ni donner des leçons à qui que ce soit. On a juste besoin de participer chacun à notre niveau, avant que cette foutue chaleur se pointe à nouveau. Nous faisons du commerce avec le vivant, les animaux et le climat nous concernent ! C’est aussi le cas avec la faune sauvage avec par exemple, notre rayon « oiseaux du ciel ». Ce monde sauvage, nous en avons besoin, autant utiliser nos moyens de comm et nos relations clients pour lui filer un coup de main ?
Président de Promojardin Promanimal




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