Regroupement ! #distribution #jardinerie #paysage

Le blog des pros

#distribution #jardinerie #paysage #hypermarche #paysage #paysagiste #groupement #alliancepaysage #unep

 

Voilà des années, que dis-je, des siècles que la distribution existe et elle continue de se concentrer… Progressivement, les gros mangent discrètement ou pas les petits, et on arrive avec de véritables poids lourds fin prêts à affronter le monstre d’en face. Les petits poissons devront bien se tenir pour exister…

 

Grandes Manœuvres

Ce titre-là, « Grandes manœuvres », vous pouvez le retrouver dans la presse environ tous les 5 ans depuis les années 1990.

Le dernier dinosaure alimentaire, Félix Potin, racheté par Promodès en 1996, n’est que le début d’une longue saga de regroupements. C’est d’ailleurs cette même année qu’Auchan englobe Mammouth et Atac.

En 1999, Carrefour et Promodès se rapprochent pour devenir le deuxième groupe mondial de distribution. En en 2001, Carrefour reprend les stations Total Fina des autoroutes pour se lancer dans un autre type de commerce.

L’histoire avec les pompes à essence n’est pas terminée puisqu’aujourd’hui, le groupe canadien « Couche-Tard » fait les yeux « doux » à Carrefour et se tapit dans l’ombre en attendant un avis positif du gouvernement.

On passe sur les rachats et rencontres amicales pour se retrouver en 2015 avec des accords de coopérations entre Système U et Auchan, Casino et Intermarché, Carrefour et Cora. L’idée, c’est d’aller gratter des points de marge sur les achats.

En jardinerie ?

Elles sont arrivées dans les années 1980, à la suite du développement des hypermarchés. Les premiers regroupements d’indépendants sont arrivés avec « Jardinery » qui deviendra « Jardiland » un peu plus tard. Vous connaissez sans doute mieux que moi la suite… Invivo Retail domine la situation aujourd’hui en ayant englobé Jardiland, qui avait déjà « mangé » les « Vive le Jardin ». Idem pour Delbard repris en son temps par Nalod’s. Et aujourd’hui, ce gros morceau s’accorde dans les achats avec Sevea, une fusion qui bougera peut-être encore avec les possibles changements à la tête de Sevea… Affaire à suivre.

Mais Invivo n’a pas encore tout mangé, l’ancien dissident Jardiland qu’est le groupe Botanic, s’entend maintenant sur les achats avec Saisons et Jardins.

Y’a pas de doute, comme dans la nature, les gros font le ménage et ne laissent que peu d’espace aux petits indépendants pourtant regroupés pour la plupart chez Inedis, Cap Jardin, Jdea…

Le regroupement semble inéluctable pour rester en contact avec les conditions commerciales, les volumes et la maitrise des transports !

Incontournable réseau

Comme des fourmis ou des abeilles, notre instinct grégaire nous pousse à nous regrouper, même si parfois, dans le groupe, les tensions peuvent être exacerbées. Mais que voulez-vous, c’est comme ça, nous ne sommes pas faits pour vivre seul. Nous avons besoin de nous entourer des conseils et des idées des membres de la tribu. Et ça tombe bien, à plusieurs, nous sommes plus forts ! Lorsqu’il faut négocier les achats par exemple, imposer des exclusivités ou contrôler la chaine d’approvisionnement, communiquer d’une seule voix et s’imposer sur un secteur.

Alors bien-sûr, il reste encore quelques « solitaires », convaincus d’être, comme la grenouille, aussi forts que le bœuf… Sans doute ! Mais les faits indiquent clairement le contraire !

Le paysage de demain

Dans le jardin d’en face, le paysage semble un peu moins touché par cette frénésie du regroupement.

Et pourtant, les chiffres sont nettement plus importants côté ‘espaces verts’. Si l’on en croit les states de Val’Hor, l’Unep et Promojardin, la jardinerie développe environ 2 milliards par an et le paysage pas loin de 6 milliards pour 30 000 entreprises. Bon ok, je vous vois arriver, on ne va pas comparer ces deux métiers. Le point commun reste le jardin avec un client souvent identique. Les 6 milliards en question sont aussi partagés presque à part égale entre la collectivité et le particulier. Mais bon, avec un volume pareil, nul doute que les ententes vont commencer à pointer le bout de leur nez.

Deux ou trois groupements sont déjà organisés, c’est le cas d’Alliance Paysage né il y a plus de 20 ans. Nous ne sommes sans doute qu’au début de l’histoire. Comme leurs consœurs de la distribution, les entreprises du paysage vont inévitablement resserrer les rangs.

Les conditions économiques, la demande grandissante des consommateurs et la recherche de performance vont conduire les pros du paysage à se retrouver ensemble.

Il ne s’agira sans doute pas d’un choix, mais d’une nécessité. On va suivre tout cela de près !

 

Roland Motte… Jardinier !

 

Faire partie d'un groupement :

Voir les résultats

Chargement ... Chargement ...

 

0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N’hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *