Le consommateur achùte selon son humeur 😳

Le blog des pros, Non classifié(e)

Le consommateur achĂšte selon son humeur nous dit une rĂ©cente enquĂȘte rĂ©alisĂ©e par Opinion Way
 Mais qu’est-ce qu’on va faire de cette info ?

Le consommateur achùte selon son humeur


Il fut un temps oĂč l’on rĂ©sumait l’achat Ă  une histoire de prix, de promotions ou de pouvoir d’achat. La rĂ©alitĂ© de 2026 semble un peu plus compliquĂ©e
 et sans doute plus humaine aussi. Une rĂ©cente Ă©tude OpinionWay explique qu’une partie grandissante des consommateurs achĂšte selon son humeur. En clair, il a besoin d’ĂȘtre bien dans ses baskets pour ouvrir son porte-monnaie ! A priori, quand une personne pousse la porte d’une jardinerie ou d’une animalerie, elle ne vient pas toujours uniquement chercher un sac de terreau, des croquettes ou un gĂ©ranium. Bien souvent, elle vient aussi chercher un moment agrĂ©able, une respiration, un contact humain ou simplement une ambiance qui fait du bien. On rĂ©pĂšte cette formule depuis bien longtemps. Il nous semble Ă©vident que le prix ne fait pas tout, mais si une Ă©tude vient approuver nos ressentis, c’est quand mĂȘme plus cool !

La preuve !!!

L’étude OpinionWay 2026 montre que les comportements d’achat deviennent de plus en plus Ă©motionnels, notamment chez les jeunes gĂ©nĂ©rations. Une bonne journĂ©e, un besoin de se faire plaisir ou au contraire un petit coup de fatigue peuvent influencer un passage en caisse. Le consommateur achĂšte selon son humeur, parfois sans mĂȘme s’en rendre compte. D’ailleurs, qui n’a jamais craquĂ© pour une plante en fleurs en se disant : “Bon
 celle-lĂ , elle est sympa, ça va faire plaisir ” ! MĂȘme chose avec un jouet pour chien ou une friandise pour chat glissĂ©e dans le panier “c’est qui qui va ĂȘtre content ? C’est kiki » ! Le phĂ©nomĂšne dĂ©passe largement l’achat utile. Les Ă©motions prennent une place Ă©norme dans les dĂ©cisions du quotidien. Le commerce devient presque une expĂ©rience psychologique. Certains magasins stressent. D’autres rassurent. Quelques-uns donnent mĂȘme envie de rester un peu plus longtemps. Finalement, nos mĂ©tiers touchent Ă  quelque chose d’assez intime. Le moral du client peut devenir un indicateur aussi valable que le taux de transformation
 Sans blague ?

Des chiffres ???

L’étude OpinionWay 2026 apporte plusieurs chiffres intĂ©ressants sur l’évolution des comportements d’achat. Selon l’enquĂȘte, 42 % des moins de 35 ans reconnaissent acheter selon leur humeur ou leur Ă©tat Ă©motionnel du moment. Chez l’ensemble des consommateurs, 58 % dĂ©clarent que l’ambiance d’un magasin influence directement leur envie d’acheter. Autre donnĂ©e parlante, 61 % des personnes interrogĂ©es disent rechercher davantage de plaisir et de rĂ©confort dans leurs achats qu’il y a quelques annĂ©es. Enfin, prĂšs d’un consommateur sur deux explique avoir dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© un achat “coup de cƓur” simplement parce qu’il se sentait bien dans le point de vente. He ben voilĂ  du concret, ce dont nous parlons entre deux rayons depuis bien longtemps commence Ă  prendre vie ! Et c’est sans doute bien plus fort encore lorsqu’on parle de jardin ou d’animaux !

Normalement, nous partons avec quelques longueurs d’avance dans ce domaine, par rapport à nos autres copains distributeurs ?

Les jardineries jouent sur les émotions


Impossible de nier qu’une jardinerie agit sur l’humeur. DĂšs l’entrĂ©e, les couleurs changent avec les saisons. Un parfum de terre humide, quelques agrumes en fleurs ou un rayon potager bien prĂ©sentĂ© suffisent parfois Ă  faire dĂ©crocher le cerveau du quotidien. Contrairement Ă  beaucoup de commerces trĂšs froids ou standardisĂ©s, les univers du jardin parlent aux sens. Le client ne vient pas toujours avec une liste prĂ©cise. Souvent, il se promĂšne. Il regarde. Il imagine son balcon, son jardin ou sa terrasse autrement. Certains repartent avec un rosier alors qu’ils Ă©taient venus acheter des piles
 et ça arrive plus souvent qu’on ne le croit. Le consommateur achĂšte selon son humeur parce que le vĂ©gĂ©tal provoque des Ă©motions immĂ©diates. Une plante peut rappeler un souvenir, une grand-mĂšre, des vacances ou simplement une envie de printemps. VoilĂ  sans doute pourquoi les commerces jardin gardent un pouvoir Ă©motionnel assez rare aujourd’hui.

En animalerie ?

Du cĂŽtĂ© de l’animal de compagnie, le lien affectif est central. LĂ , on ne parle plus seulement d’achat plaisir, on se projette dans l’attachement ou Ă  la relation familiale. Beaucoup de clients parlent dĂ©sormais de leur chien ou de leur chat comme d’un membre du foyer. ForcĂ©ment, les dĂ©cisions d’achat ne sont plus totalement rationnelles. Une friandise « pour faire plaisir au bĂ©bé », un couchage plus confortable ou un jouet supplĂ©mentaire relĂšvent parfois davantage de l’émotion que du besoin rĂ©el. Dans ce contexte, le rĂŽle des Ă©quipes devient essentiel. Un bon conseil rassure immĂ©diatement. À l’inverse, un accueil froid peut casser complĂštement l’ambiance. Les animaleries possĂšdent un super atout, elles travaillent autour du vivant et de l’affectif. Peu de secteurs peuvent encore crĂ©er autant de discussions spontanĂ©es entre inconnus. Il suffit de se retrouver devant un aquarium, voir passer un chiot ou admirer un lapin pour qu’on se mette Ă  blablater ensemble !

Les jeunes assument leurs émotions 


Les moins de trente ans reconnaissent plus facilement qu’ils consomment “selon l’envie du moment”. Pourtant, limiter ce phĂ©nomĂšne Ă  la gĂ©nĂ©ration Z serait une erreur. Chez les seniors aussi, les Ă©motions jouent un rĂŽle Ă©norme. Certains viennent chercher une activitĂ©, une discussion ou un peu de compagnie dans les rayons. Des familles profitent d’une sortie en jardinerie comme d’une promenade du week-end. Quant aux actifs stressĂ©s, ils apprĂ©cient souvent ces commerces capables de ralentir le rythme pendant quelques minutes. Chacun l’exprime diffĂ©remment, Ă©videmment. Les jeunes parlent facilement de bien-ĂȘtre ou de plaisir immĂ©diat. D’autres gĂ©nĂ©rations utilisent des mots plus simples : « ça fait du bien », « ça dĂ©tend », « on est bien ici ». Le consommateur achĂšte selon son humeur parce qu’il reste avant tout un ĂȘtre humain. Tout simplement ! MĂȘme les clients les plus rationnels gardent une part d’émotion dans leurs dĂ©cisions.

Bon, et alors ???

Nos magasins donnent-ils envie de ralentir un peu ? Le client ressent-il une ambiance agrĂ©able dĂšs les premiĂšres secondes ? Un simple bonjour change-t-il encore quelque chose dans l’expĂ©rience ? Les Ă©quipes rassurent-elles les visiteurs ou ajoutent-elles du stress sans le vouloir ? Certains rayons donnent-ils envie de rĂȘver ou ressemblent-ils seulement Ă  des alignements de produits ? VoilĂ  en fait les questions que tout manager devrait se poser en faisant le tour du lundi matin. Ces histoires d’émotions nous donnent de l’espoir. Les mĂ©tiers du jardin et de l’animal pourraient-ils devenir des commerces refuges dans une sociĂ©tĂ© souvent tendue et fatigante ? AprĂšs tout, nous travaillons avec le vivant, les saisons, les animaux, les parfums, les couleurs et parfois mĂȘme les souvenirs des gens. Nous avons dĂ©jĂ  toutes les billes
 Bon ben, y’plus qu’à


Roland Motte
 Jardinier !

Président de Promojardin Promanimal

0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N’hĂ©sitez pas Ă  contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *