Récolter ses patates en juillet

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Récolter ses patates en juillet, parce que… Nous y sommes ! Mais est-ce vraiment le bon moment et comment faire ? Suivez le guide…

Lundi des patates, mardi des patates…

Début juillet sonne l’heure des premières récoltes au potager pour l’un de nos tubercules préférés : la pomme de terre. Qu’il n’y a-t-il de plus satisfaisant que de déterrer ces trésors dorés pour les inviter directement dans nos assiettes d’été ? Cependant, pour réussir ce geste technique sans abîmer vos cultures ni compromettre la suite du calendrier, quelques règles de base s’imposent.

Précoces, de saison ou tardives : une affaire de calendrier !

Toutes les pommes de terre ne mûrissent pas au même rythme. C’est pourquoi il convient de bien identifier leurs fonctionnements bien distincts.

Les variétés précoces ou hâtives comme Amandine ou Belle de Fontenay.

Plantées au printemps, elles arrivent à maturité en 80 à 90 jours. Début juillet est la période idéale pour les récolter en pommes de terre nouvelles ou grenailles. Leur peau est fine, fragile et savoureuse.

Les variétés semi-précoces ou de saison comme Charlotte ou Mona Lisa.

Elles demandent environ 110 jours et se récoltent tout au long de l’été selon les besoins de votre cuisine.

Les variétés tardives ou de conservation comme Bintje ou Agria.

Elles nécessitent jusqu’à 140 jours en terre. Laissez-les de côté pour l’instant ; leur récolte n’interviendra qu’à la fin de l’été ou au début de l’automne.

Récolter ses patates en juillet, le bon moment

Pour les pommes de terre nouvelles (précoces), observez la floraison. C’est généralement la fin de la floraison qui donne le top départ du ramassage. Les tubercules sont alors formés mais encore petits.

Pour les pommes de terre de conservation, le signal est encore plus simple : le feuillage doit être complètement jaune et desséché. Tant que les tiges restent vertes, la plante continue de stocker de l’amidon et de faire grossir ses tubercules.

La technique d’arrachage : douceur et précision

Pour récolter sans blesser les tubercules, rangez votre bêche tranchante et munissez-vous d’une fourche-bêche ou d’un croc à l’extrémité émoussée.

Enfoncez l’outil verticalement, bien en retrait du pied à environ 30 centimètres de la tige pour ne pas planter les dents dans vos précieuses patates. Faites doucement levier pour soulever la motte de terre. Attrapez ensuite la base des tiges et tirez délicatement : la majorité des tubercules viendra d’un coup avec le plant. Explorez ensuite la terre meuble à la main pour débusquer les dernières petites billes oubliées.

Récolter ses patates en juillet, que faire des tiges après l’arrachage ?

Si vos plants sont parfaitement sains, les tiges et le feuillage peuvent rejoindre votre bac à compost. En revanche, si le feuillage présente les moindres taches brunes caractéristiques du mildiou, ne les compostez surtout pas. Évacuez-les en déchetterie, ou placez-les au pourrissoir, ne les utilisez pas en culture pour éviter de contaminer votre sol et vos futures cultures.

Conserver ses pommes de terre dans les meilleures conditions ?

Les pommes de terre nouvelles ne se conservent pas longtemps ; quelques jours au réfrigérateur tout au plus, car leur peau n’est pas encore faite. Consommez-les rapidement après l’arrachage.

Pour les récoltes plus avancées destinées à la conservation, laissez les tubercules ressuyer (sécher) sur le sol pendant quelques heures au soleil après l’arrachage. Cela permet à la terre de se détacher toute seule et à la peau de s’endurcir. Brossez-les délicatement. Stockez-les ensuite dans un endroit frais entre 6 et 10°C. Une pièce sombre est parfaite car la lumière les fait verdir et les rend toxiques. Elle doit être aussi bien ventilée, idéalement dans des cagettes en bois ou des sacs en toile de jute.

Récolter ses patates en juillet, que planter ou semer après ?

La pomme de terre est une culture gourmande qui laisse derrière elle une terre parfaitement nettoyée, ameublie et aérée. Profitant de cette excellente structure de sol, vous pouvez installer dès juillet de nouvelles cultures pour l’arrière-saison !

Pensez aux légumes-racines d’automne : semez des carottes, des navets ou des betteraves.

Du côté des légumes-feuilles : les semis ou repiquages de poireaux, de chicorées, de scaroles, d’épinards ou de mâches adoreront cette place libérée.

Pour les engrais verts et si vous préférez mettre votre parcelle au repos : semez de la moutarde jaune ou de la phacélie. Ces plantes occupent l’espace, empêchent les mauvaises herbes de s’installer et enrichissent naturellement votre sol pour le printemps prochain.

 

Retrouvez tous nos gestes : https://www.guideconsojardin.com/le-blog-des-jardiniers/geste-jardin/

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